L'arrière du musée de la photo. Un bâtiment composé à gauche d'un ancienne chapelle rénovée en musée. Briques rouges, ex fenêtres en arcades, toit pointu. A droite , hyper moderne, cubique, couleur blanche, des lignes. Les deux parties sont reliées

Réouverture des musées - Le Musée de la Photographie dès le 21 mai !

  • 19 Mai 2020 > 15 Novembre 2020

Hainaut

L'équipe du Musée de la Photographie est très heureuse de vous annoncer sa réouverture dès ce jeudi 21 mai. Durant cette période particulière de confinement que nous avons tous vécue, nous avons continué de faire vivre notre musée en partageant avec vous quelques pépites de notre collection. Vous faisiez peut-être partie de celles et ceux qui n’étaient pas reliés à Instagram ou Facebook et ne pouviez dès lors profiter de nos publications. Nous avons alors décidé de partager une fois par semaine un florilège de nos posts dont voici aujourd’hui encore les plus récents.

Vous avez été très nombreux à saluer cette initiative, ce qui nous pousse à la maintenir quelque temps encore.

 

#vendreditoutestPRESQUEpermis

Jeu, set et …

Joseph Jourdain, sans titre, ca 1910. Coll. Musée de la Photographie. © Droits réservés.Lundi 11 mai

       

#letempsretrouvé

Et si nous profitions de ce temps retrouvé pour dévorer ce livre abandonné sur l’étagère, écouter cette musique trop longtemps oubliée, ou pour revivre cette scène qui nous avait tant bouleversés… ⠀⠀⠀⠀⠀
Puisqu’en ce moment nous avons le temps de prendre le temps, alors savourons et évadons-nous…⠀⠀⠀⠀⠀⠀

(Re)lire : Pol Vandromme, "Une mémoire de Wallonie. Mon pays d'hier à demain". Bruxelles, Editions Racine, 1996.
(Re)voir : "Voyage à Tokyo" de Yasujirö Ozu (1953)
(Ré)écouter : Alain Bashung, "L'Imprudence" (2002)

Robert Dufour, sans titre, ca 1920. Coll. Musée de la Photographie. Donation privée.Mardi 12 mai

      

#etpendantcetemps

Continuons de faire vivre notre collection et sortons de nos réserves des photographies que nous vous laissons interpréter librement...⠀⠀

Michel Vanden Eeckhoudt, Ile Maurice, 1991. Coll. Communauté française de Belgique, en dépôt au Musée de la Photographie. © Michel Vanden EeckhoudtJeudi 14 mai

      

*NUMÉRISATION*

Une émotion particulière se dégage de cette photographie ; l’esthétique recherchée de la construction de l’image, l’impression d’un temps suspendu, ce mineur, seul, absorbé par son geste, contrôlant minutieusement la teneur en grisou de l’atmosphère et puis, cette date, nous sommes cinq ans, seulement, après la catastrophe du Bois du Cazier. Ce touchant témoignage, nous le devons à Désiré Deleuze.

Photographe autodidacte chevronné, Désiré Deleuze (1921-2014), originaire d’Ath, s’installe, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, à Forchies-la-Marche dans le bassin industriel de Charleroi. Avec son épouse, il ouvre un commerce en qualité de photographe-portraitiste. Il réalise le portrait de nombreux travailleurs étrangers ayant besoin de documents d’identité mais également celui des ingénieurs des charbonnages voisins. C’est ainsi qu’en 1947, un de ces ingénieurs, Albert Cochet, le convainc de venir photographier les entrailles du charbonnage de Monceau-Fontaine à Forchies-la-Marche. 

Durant près de 20 ans, accompagné d’un caisson étanche de 50 kilos et d’un flash électronique – en conformité avec la législation en vigueur pour éviter toute inflammation de grisou –, Deleuze photographie le fond des mines des différents charbonnages belges. Il immortalise les progrès techniques développés par l’industrie minière belge en photographiant les puits, les galeries, les structures, la taille et l’outillage, mais, surtout, les mineurs au travail. Parmi ces nombreuses images, ce qui émeut sans doute le plus ce sont les portraits de ces hommes, le visage sale, les traits tirés, la mine fatiguée, mais avec une profonde sympathie et une fierté dans le regard. Une sympathie communicative les uns envers les autres mais surtout envers le photographe. Ce dernier, en dehors de portraits posés, parvient souvent à se faire oublier, photographiant, comme dans cette image-ci, les mineurs au travail et percevant toute leur concentration et l’importance des détails et des gestes. 

A travers ces nombreux négatifs déposés au Musée de la Photographie – visibles en partie sur numeriques.be –, Deleuze dresse un émouvant témoignage intemporel d’une époque révolue qui demeure parfois méconnue du grand public. 

Photo : Désiré Deleuze, Contrôle avant minage de la teneur en grisou de l'atmosphère, bouveau. 5 septembre 1961. Charbonnage de Monceau-Fontaine, siège n°19, étage 135. Négatif inversé. Coll. Musée de la Photographie.

Désiré Deleuze, Contrôle avant minage de la teneur en grisou de l'atmosphère, bouveau. 5 septembre 1961. Charbonnage de Monceau-Fontaine, siège n°19, étage 135. Négatif inversé. Coll. Musée de la Photographie.

Le Musée de la Photographie sera temporairement ouvert du jeudi au dimanche, de 10h à 18h, dès le 21 mai 2020. 
Pour vous accueillir dans les meilleures conditions en cette période particulière, nous vous remercions de respecter jusqu’à nouvel ordre les consignes suivantes :

  • entrée limitée à 10 personnes par quart d'heure
  • réservation obligatoire via internet, par téléphone ou mail (confirmation différée)
  • respect du créneau-horaire attribué (en cas de retard, votre visite peut être postposée)
  • le port du masque est obligatoire et celui des gants est souhaité (non fournis par le musée)
  • paiement par voie électronique uniquement
  • seuls les sacs de petite taille sont acceptés (prévoir une pièce d’1€ pour la consigne)
  • respect des mesures d’hygiène et de distanciation sociale affichées
  • Le parc, le Café, la bibliothèque et le Parcours Découverte restent fermés.

 

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