Une photo coupée en deux. A gauche Laurence Bibot en rose fâné, bagues aux doigts, imitant probablement une femme. A droite, une femme, habillée dans les mêmes tons, collier de perles et ayant un visage très fermé, sévère

Exposition "Laurence Bibot - Studio Madame" - à Charleroi

  • 03 Août 2020 > 20 Septembre 2020

Mont-sur-Marchienne

Où: Musée de la Photo - Av. Paul Pastur, 11

Changer d’apparence, d’époque, de genre, se regarder dans le miroir, avant de se produire devant les copains, le cercle de famille, en reproduisant les tics de chacun, les vedettes de l’écran. Les enfants aiment à se déguiser, piochant dans les armoires et les greniers costumes, chapeaux et autres accessoires. En grandissant, certains ont conservé cette part de jeu, ce goût du déguisement, du grimage, il arrive même qu’ils en fassent profession. Ainsi de Laurence Bibot que l’on aura connue en Miss Bricola avec Les Snuls, puis en ses spectacles tel Bravo Martine où les clichés s’enchaînaient, l’intonation, le timbre de voix démasquant les stéréotypes, féminins cette fois.

Cette galerie de portraits se poursuivra en d’autres spectacles, Miss B ou Sœurs Emmanuelle, entre dérision et hommage, qui traduisent un humour ravageur et une faculté d’observation aiguë, avant Travestis, un documentaire qu’elle réalise sur l’univers des transformistes. Depuis quelques années, au départ d’archives télévisées, Laurence Bibot a réalisé une série de petites capsules s’emparant d’archétypes féminins, shampouineuse, directrice d’école, nymphette, ménagère de plus de 50 ans, femme dépressive ou exaltée, mais aussi des personnages connus, Barbara, Juliette Gréco, Sœur Sourire ou plus récemment Amélie Nothomb dont la confection du chapeau haut aura nécessité des trésors d’imagination.

Une expo proposée au musée  de la photo jusqu’au 20 septembre.

La Province de Hainaut soutient le Musée de la Photographie.

071/43.58.10