Une scène, un halo lumineux bleuté. Des feuilles A4 au sol éparpillées. Un homme chauve, jeune habillé de noir est assis et joue de l'accordéon en regardant une femme. Une femme aux longs cheveux châtains foncés, souriante, habillée de sombre les mains cr

« Piaf, l’être intime » - Clotilde Coureau

  • 24 Novembre 2017 20:00

Braine-le-Comte

Où: Salle Baudouin IV - rue Rey Aîné, 16

Clotilde Coureau et Édith Piaf : une rencontre intime !

"« Mon Tony... Sais-tu que je t’aime ? Salaud. Bien sûr que tu le sais ! »

Le 27 octobre 1949, Edith Piaf perd l’amour de sa vie. Sept mois plus tard, elle se confie par écrit à son amant d’un mois, Tony Franck. Onze lettres ardentes où transparait une femme aimante et libre. Croyant en la vertu consolante de l’amour, elle demande à cet homme de l’aider à faire son deuil en l’aimant.

Au travers de cette correspondance à cœur ouvert, se révèle une Piaf inattendue. A ce moment si particulier de son existence et malgré les drames vécus, elle garde une foi intacte en la vie et un désir d’amour plus fort que tout. De confessions ardentes en préoccupation maternelle pour le petit Paul, pour son amie Momone ou pour Tony, Piaf apparaît, entre les lignes, telle qu’elle est : une énergie débordante, une âme généreuse, un cœur incapable de tiédeur. Et puis, sous ses mots simples, justes et sans artifices transparaît une vraie qualité d’écriture : « J’ai une de ces envies de te prendre dans mes bras, ta belle petite gueule sur mon cœur, et ta voix chérie, qui me caresse partout dans moi, mon Tony, mon beau Tony que j’aime. »

Capable de tous les élans, de tous les dévouements, Piaf n’attend qu’une chose en retour : l’amour d’un homme. Mais pas sûr que cet homme-là soit à la hauteur. 

Accompagnée par l’accordéoniste Lionel Suarez, Clotilde Courau restitue avec sincérité et délicatesse, les tourments intimes de Piaf. Sans jamais chercher à l’imiter, elle lui prête ses yeux, ses mains, son sourire, sa voix tandis que la musique complice épouse merveilleusement ses états d’âme. Par ce dialogue inspiré, l’actrice fait vibrer en elle une nouvelle voix : celle d’une passionaria qui sut faire se côtoyer sa liberté de femme et la petite croix qu’elle portait au cou, la joie de vivre et le noir de sa célèbre petite robe de scène.

La qualité d’écriture de Piaf, son goût pour les mots, sa sensualité, sa foi, son humour, sa lucidité, sa générosité, ses colères, sa modernité, ses contradictions, son désir d’absolu font de cette correspondance un témoignage étonnant. Piaf se livre, se raconte d’elle-même. Il n’y a rien à ajouter.

Un récit intime adressé au public comme s’il était ce fameux Tony et rythmé par la musique pour mettre en lumière la force, la puissance et l’essence de son âme et cette écriture si particulière et si proche de ses chansons. 
En aucun cas il ne s’agit d’un musicien accompagnant une interprète mais plutôt d’un dialogue spontané entre les mots et la musique, entre un Homme et une Femme, entre Piaf et Tony. 
Piaf cette enfant abandonnée, cette mal-aimée qui ne rêve que du grand amour. » 

Un spectacle singulier et unique comme l'était la môme Piaf."

Artistes : Clotilde CourauLionel Suarez

Metteur en scène : Serge Hureau 

A 20h00

PAF :  22€ (adultes) – 18€ (Etudiants & Flexi) – 1,25€ (Art.27)

Une collaboration entre les Centres culturels de Soignies et Braine-le-Comte. 

067/347.426