Une photo d'une cascade entourée d'arbres bien verts. Au bas de la cascade, sur l'eau une pirogue fleurie avec 4 personnes  à moitié habillées. Tirant la pirogue, un homme barbu, cheveux longs un doigt sur la bouche, dans l'autre main une torche.

Exposition-Événement DAVID LACHAPELLE au BAM

  • 14 Octobre 2017 > 25 Février 2018

Mons

Où: BAM (Beaux-Arts de Mons) - rue Neuve, 8

"Connue et reconnue dans le monde de la mode, de la publicité et de la photographie d'art, l'oeuvre de David LaChapelle est empreinte de surréalisme, d'humour et d'érotisme.

Après avoir longuement mis en scène les plus grandes stars de sa génération, l'artiste ouvre un nouveau chapitre créatif avec une série d'oeuvres plus personnelles mettant en avant ses inquiétudes face aux problématiques écologiques et éthiques qui touchent le monde.

Plus de 100 photographies, évoquant toutes les facettes de sa production foisonnante, seront exposées dont plusieurs de grand format, ainsi que des clips musicaux réalisés pour des chanteurs pop-rock bien connus.

On ne présente plus les clichés surréalistes saturés de couleurs vives de David LaChapelle. Il a à peine 20 ans quand il s'installe à New York et rencontre Andy Warhol, le pape du Pop Art. Ce dernier lui proposede travailler pour son magazine Interview. Très vite, ses créations visuelles teintées de pop culture font le tour du monde, publiées dans Vanity Fair, Vogue Italie ou Rolling Stone. Jennifer Lopez, Leonardo DiCaprio ou encore Uma Thurman dé lent devant son objectif. Il réalise en parallèle des campagnes publicitaires pour des marques telles que l'Oréal, Diesel Jeans... Il tournera également des clips musicaux pour les plus grandes vedettes Pop Rock comme Madonna, Elton John ou, plus récemment, Moby et Florence & The Machine.

Durant sa première période créatrice, il ne s'agissait jamais de s'arrêter à la simple illustration, mais bien d'atteindre un public aussi large que possible et de provoquer chez lui un choc émotionnel. LaChapelle est moins intéressé par la représentation du personnage que par la caricature d'une situation ou d'un comportement. En même temps, LaChapelle invente des scénarios extraordinaires, à la limite de l'invraisemblable, construits à travers un décor scénique de type théâtral, qui donne l'impression d'un arrêt sur image cinématographique ou d'une photo de scène, en nous laissant imaginer ce qui a précédé l'action et quelle tournure elle va prendre.

Son oeuvre connaît un véritable tournant en 2006 lors d'un séjour en Italie où l'artiste a pu pro ter d'une visite privée de la Chapelle Sixtine. Sa sensibilité artistique est alors profondément chamboulée. A la suite de cette visite qui bouleversa sa vision des choses, il décide de se retirer. Renonçant à l'extrême sophistication et tournant le dos aux mondanités, il s'installe sur une île déserte au milieu de l'océan Pacifique.

Il entame alors un nouveau chapitre de sa création avec The Deluge, une oeuvre puissante de plus de sept mètres qui rend tangible le récit de la n et de la renaissance en le cristallisant dans une scène qui parle de naufrage et de salut. Avec The Deluge, inspiré de la grande fresque de Michel-Ange ornant la Chapelle Sixtine, LaChapelle conçoit une oeuvre dans le seul but de l'exposer dans une galerie d'art ou un musée.

Par après, la production du photographe américain s'engage dans d'autres directions esthétiques et conceptuelles. Le signe le plus évident de ce changement est la disparition, dans de nombreuses séries, de la présence de l'homme et l'apparition au premier plan de thèmes liés à l'écologie.

Car Crash, Negative Currencies, Hearth Laughs in Flowers, Gas Stations, Land Scapes, jusqu'à la plus récente Aristocracy, suivent ce nouveau choix formel. LaChapelle efface de manière retentissante la chair, élément caractéristique de son art.

Après le voyage « infernal » dans la société du spectacle qui bien que teintée d'une ironie comique est porteuse d'une vision pessimiste, et la catharsis du déluge avec ses visions apocalyptiques, David LaChapelle aborde le paradis, thème qui sous-tend ses derniers travaux. Dans la série Paradise, dont font partie Secret Passage, Bellevue, Fleurs du Mal et Transfusion, LaChapelle réintroduit la figure humaine en quête d'un rapport nouveau avec la nature, que l'artiste voit se réaliser dans sa toute dernière série intitulée précisément New World.

L'exposition présentée sur les deux niveaux du BAM - et qui a pour commissaire Gianni Mercurio, déjà commissaire de l'exposition consacrée à Andy Warhol en 2013 -, s'articule selon plusieurs thématiques développées dans le catalogue de l'exposition." (C)

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